A noter

 

Ces textes appartiennent à l'auteure(moi-même).. merci de ne pas les utiliser sans mon accord que vous pouvez demander ici même, ou sur mon mail : goutte.de.mer@laposte.net                                                                                                                                  

 

De nouveaux " crimes", ou nouvelles signalées   "attention, humour noir"  inédites vont bientôt paraître, pas d'impatience...

Laissez-moi juste le temps de les  écrire!

 Certaines nouvelles, un peu plus longues, apparaissent en deux parties, numérotées. Sans originalité, il vaut mieux commencer par le numéro 1, qui en général est juste sous le numéro 2.

  


Dimanche 11 Mai 2008
 Attention humour (presque) noir

          Mon voisin est un ancien champion de foot. Enfin.. champion de la commune qui n'excède pas les 50 000 habitants. Retraite à 40 ans. Fini les supporters en folie, les coups de klaxon dans les tribunes, les douches viriles après le match,les corners, les tire-au-but et les 3ème mi-temps. Pour pallier l'ennui, il semble avoir décidé de se reconvertir en chasseur. Histoire de continuer à tirer à la baballe, sans doute. Il fait preuve d'une belle ténacité ; de la fenêtre de sa chambre, il vise tout ce qui bouge. La semaine dernière, il a tiré sur mon chat. Il l'a raté, le champion!

          Moi, dans ma chambre, j'ai tiré sa femme. Et je l'ai pas ratée. Sans fausse modestie, magnifique pénalty.

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
Dimanche 11 Mai 2008
 

Piques de hérisson plaisent à la hérissonne...

publié par goutte.de.mer publié dans : dicton du jour
Samedi 10 Mai 2008

   Attention, humour noir...

     Ils m'énervent, tous!

     Mon voisin, d'abord...un emmerdeur! Cocorico tous les matins à 5 heures. Saleté de coq. Je lui ai demandé de le trucider, m'a répondu qu'il en avait besoin pour ses poules et que ça dérangeait personne, vu que le plus proche voisin est à deux kilomètres et que quand on n’aime pas les coqs, on ne vit pas à la campagne. Me suis débrouillé seul. Couic. C'est bobonne qui l'a cuisiné. Un petit coq au vin: délicieux.

     Ah oui, ma femme! Quand je veux regarder le foot, elle voudrait les feux de l'amour, ou bien sa série policière du vendredi. Bon, elle n’a pas son mot à dire. Au pire, une petite taloche ou deux et elle se rappelle qui est le chef. Faut pas se laisser emmerder. Qu'elle cuisine et qu'elle se taise!

          Mes locataires aussi, ils m'agacent. C'est l'agence mobilière qui les a choisis, moi j'aurais jamais accepté. Des gnacoués. Z'ont ouvert un resto chinois après la fermeture du "cassoulet toulousain"... En tous cas, ce n’est pas moi qui irai manger là-dedans : bambous, soja, citronnelle, merci bien.

     Je ne sais pas d'où y viennent ces Chinois-là, de Hong-Kong, de Pékin, de Saïgon ou Bangkok, peu importe. En tous cas y sont culottés, les Chinetoques! Ils ont ouvert une fenêtre dans le mur. Sans m'en avertir. Tout ça pour aérer leur resto. Leur fenêtre, elle donne sur une cour intérieure, qui fait partie des locaux loués à une agence de presse. Des français, eux. Suis allé leur demander de faire une attestation comme quoi qu'il y avait des rats qui venaient de chez les gnacoués. Le journaliste n’a pas voulu. Il a dit que la fenêtre ne dérangeait pas, vu qu'ils n'utilisent jamais la cour, et que les Chinois étaient des voisins agréables. J'ai tâché de lui expliquer, gentiment, que les jaunes, si tu les laisses faire, ils te bouffent jusqu'au trognon et qu'ils feraient mieux de remonter sur leurs "boute-pipole" pour aller couler dans les mers de par chez eux. Comme ma femme faisait la choquée, je lui ai envoyé juste une petite mandale pour la faire taire. Rien du tout quoi! Ca a suffi à mettre le journaleux en colère. Il m'a jeté dehors. Il a rien compris, faut pas se laisser emmerder par les bonnes femmes. En tous cas, il peut toujours courir pour que je continue à lui acheter sa feuille de chou.

     Maintenant, ils se réunissent au resto une fois par mois: le journaleux, ma femme, mon voisin et les Chinetoques. La dernière fois, le Chinois a apporté le plat en disant que c'était du "groscon sauté thaï". Ils se sont tous marrés.
     -Alors j'en reprendrai, a ajouté ma femme, j'adore la cuisine asiatique,et pour une fois que mon mari me donne du plaisir...
     Elle a gloussé et pris une bouchée de viande avec du gingembre, en fermant les yeux pour savourer. J'ai ri... jaune.

     Le plus infernal, c'est que je n’arrive pas à me souvenir lequel m'a planté le couteau de cuisine entre les omoplates, avant de me découper en morceaux et de me mettre au congèl'. Ca m'énerve, ça m'énerve !

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
Vendredi 09 Mai 2008
 

 Vache qui braie est traitée d'anarchiste par le troupeau

publié par goutte.de.mer publié dans : dicton du jour
Mercredi 07 Mai 2008
                                                     

Tout est bon

Dans le cochon

Rose et rond

Mais lorsque les mamans sont bonnes ,

Il vaut mieux

Manger la confiture des bonnes mamans


Que la donner

Aux bons cochons.

publié par goutte.de.mer publié dans : poésie
Mardi 06 Mai 2008
 

La culture est à l'imbécile ce que les lunettes sont au chimpanzé : elles lui permettent un temps d'avoir l'air intelligent.

 
publié par goutte.de.mer publié dans : dicton du jour
Lundi 05 Mai 2008

 Attention, humour noir...

 

     Je suis guide touristique. J'aime ces lieux. Les ruines du château, le donjon, c'est toute ma vie. D'ici la vue est splendide. Vol de rapaces dans le ciel,  air pur,  on se sent libre. Mais je préviens toujours les touristes  :  il ne faut pas se pencher, c'est dangereux. Les remparts sont hauts, 30 mètres environ, sans compter les falaises, juste en dessous. Quand je suis venu ici, la première fois, c'était avec ma mère. Je l'entends encore : "Paul, descends de là mon chéri, c'est dangereux. Viens près de moi, mon amour. Paul, fais un bécot à maman. Paul, tu donnes la main. Mais tu as du chocolat sur la joue, petit cochonnet! Viens que je te l'enlève. Ne monte pas sur ce parapet. "

 

     Ah oui, une bonne mère, certainement. Quand elle s'est assise sur les remparts, j'ai juste un peu poussé. Pas beaucoup. A 17 ans, c'est un fait, on commence quand même à être un peu musclé. La chute a été mortelle, évidemment. Si les touristes se penchaient, ils pourraient voir le petit tas d'os qui reste, là-bas dans le fond. C'est pour cela que je les préviens de ne pas se pencher. Trop dangereux.

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
Jeudi 01 Mai 2008

    

Un bon uppercut, ça vaut tous les moteurs à propulsion ioniques... « Peu crédible. » C'est ce qu'il avait écrit en guise de commentaire sur MON chef d'oeuvre, digne d'Isaac Asimov, de Ray Bradbury ou d'Orson Scott Card. Deux mots sur un post-it collé sur MON manuscrit.

     « Peu crédible »!

     Il a gagné un voyage interstellaire gratis : deux semaines de coma. Après une telle excursion dans les mondes intersidéraux, il saura mieux de quoi il parle, Môssieur l'éditeur de science-fiction!

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
Mercredi 30 Avril 2008
 

     Mon épouse et moi-même remerciâmes le ciel d'avoir trouvé si rapidement ce petit T3, dans une ancienne maison du centre ville récemment transformée pour faire deux logements indépendants et à deux pas de notre temple. L'agence nous donna toutes les informations nécessaires : « Vous avez tout le premier étage pour vous et la cour intérieure est commune. Le propriétaire habite au rez-de-chaussée. Monsieur le pasteur, je suis au regret de vous informer qu'il ne souhaite pas vous voir. Il dit qu'il ne supporte pas tout ce qui est... religieux. Sinon, il ne vous causera pas d'ennuis, c'est un homme très discret, vous verrez. » De fait, nous ne l'avons jamais entendu, ni même rencontré.

     Deux jours après notre arrivée, en traversant la cour, nous nous aperçûmes qu'une feuille était placardée sur le tableau marqué « informations diverses ». « Les locataires sont priés de fermer systématiquement à clef la porte donnant sur la rue. » Certes, le fait de souligner le mot « priés » nous mortifia quelque peu, mais nous convînmes volontiers du bien-fondé de la remarque ; la sécurité de tout le monde était ainsi assurée.

     Le lendemain de la pendaison de crémaillère, un 2ème avis fut affiché, à côté du premier.« Les locataires sont priés d'éviter de recevoir des amis et de faire du bruit après 9 heures du soir. » Nous fûmes confus de la gêne occasionnée et nous ne reçûmes désormais nos relations qu'à des heures plus correctes, en ayant soin d'éviter tout éclat de voix.

     Bientôt, un troisième avis apparut. « Les locataires sont priés de ne pas laisser leurs bicyclettes dans la cour commune. » Nous louâmes un petit garage à proximité, qui accueillit nos véhicules.

     Deux semaines plus tard, notre fille Marie-Sarah fit ses premiers pas, sur le sol sécurisant de la petite cour. Ce fut un moment très émouvant. Aussitôt, un autre avis nous souligna énergiquement que « les locataires étaient priés de ne pas laisser les enfants vagabonder dans la cour, même sous surveillance parentale. » Notre petite fille consolida donc ses acquis sur le trottoir de la rue.

     L'arrivée de « Bounty », un jeune chat birman, dans notre foyer fit le bonheur de Marie-Sarah, mais causa vite quelques soucis. Le panneau s'encombra d'une nouvelle clause au réglement. «  Dans un souci évident de calme et de salubrité pour tous les résidents, les locataires sont priés de se débarasser au plus vite de toute présence animale dans le logement. » Nous nous enquîmes avec un certain agacement d'un nouveau foyer pour « Bounty », puis nous priâmes pour retrouver la paix de l'esprit et pour que les relations avec notre propriétaire soient plus harmonieuses ». Le lendemain, un sous paragraphe était ajouté : « Un poisson rouge pourra cependant être toléré. » Difficile de dire si c'était un effet de nos prières, mais nous fûmes ravis de cette marque de bonne volonté.

     Comme Marie-Sarah trouvait ravissants les géraniums qui protégeaient les fenêtres du propriétaire de l'intrusion intempestive d'insectes ailés, elle cueillit une fleur pour l'offrir à mon épouse en témoignage de son amour filial. Nous fûmes avisés que « les locataires étaient instamment priés de respecter les plantations privées et de surveiller les débordements de leur progéniture. » Nous enseignâmes donc à ladite progéniture certaines règles de comportement sociales destinées à cadrer sa spontanéité enfantine.

     L'absence pendant tout un mois de nouveaux commandements sur le tableau noir nous donna des inquiétudes quant à la santé de notre propriétaire. Nous eûmes alors l'occasion de rencontrer son fils qui nous informa de son admission dans une clinique privée. Un problème au coeur. Le cas était sérieux, mais les médecins se montraient confiants. Nous consacrâmes alors une grande partie de notre temps quotidien à prier pour que la situation s'améliore au plus vite.

     Une semaine plus tard, le propriétaire était décédé.

    Son fils vint vivre dans le logement paternel avec sa tendre épouse, deux enfants,un chat, trois canaris et un hamster. Un couple charmant, très convivial.

     Les voies de Dieu sont impénétrables, devant Sa volonté, nous ne pouvons que nous incliner. Ainsi soit-il.

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
Lundi 28 Avril 2008

 Attention, humour noir...

 

     Mon voisin a une quinzaine de poules. Et un coq. Il se réveille tôt le matin pour s'occuper de sa basse-cour. Le voisin, pas le coq .Et puis après, il vadrouille dans le potager, il tourne, il vire, il gratte. Le voisin, pas le coq. Enfin... le coq aussi. Toujours de bonne humeur, ça c'est sûr. Il chante à tue-tête, il fanfaronne. Dès qu'il a un peu de liberté, il court après tout ce qui bouge. Le voisin, pas le coq. Quoique si, le coq aussi. Toutes les poules du village y sont passées. Et après, il redresse le jabot pour frimer. Pathétique. Et puis les cocorico, à 4 heures du matin! Ah, il s'en donne à coeur joie. Le coq, pas le voisin. Un raffut d'enfer. On voulait vivre à la campagne pour la tranquillité, mais là, on subit, on ne dort plus. Le manque de sommeil, c'est terrible                                                                                             .

     Quand il s'est mis à regarder de côté pour voir si l'herbe était plus verte dans mon jardin, ça n'a pas eu l'air de déranger ma femme, qui s'est mise à glousser  en le regardant parader. Moi, j'ai senti la moutarde me monter au nez... Le lendemain, à l'aube, je lui ai tordu le cou vite fait, bien fait. Tranquillité retrouvée.

publié par goutte.de.mer publié dans : mini-nouvelles
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